melodia_flora

 Nombre de messages: 11 Age: 17 Date d'inscription: 29/12/2008
 | Sujet: Une forêt mystérieuse [Sujet terminé] Mer 31 Déc - 7:28 | |
| Première partie Alors que je parcourais le monde à la recherche d’un être à qui je puisse prêter allégeance, je me suis aventurée dans une inquiétante et mystérieuse forêt, au creux d’une vallée. Mais après plusieurs jours de marche, je me rendis compte que je m’étais perdue et que je ne fesais que tourner en rond. Désespérée et épuisée par ces heures de marches, je m’assis au pied d’un arbre, et malgré moi, je m’assoupis.

Tout autour de moi, les ténèbres sombraient sur la forêt. La neige qui tombait depuis plusieures heures recouvrait petit à petit le paysage. Des bruits étranges résonnaient et de petites créatures se faufilaient dans les fourrés. Mais je n’entendit pas tout cela. Je n’entendis pas non plus lorsque quelqu’un, à pas de loup, s’approcha de moi et m’emporta dans ces bois lugubres. Lorsque je m’éveillai, je me trouvais allongée dans une grande cabane de bois chauffée par un feu qui ronflait dans l’atre de la cheminée. Complètement perdue et essayant de ne pas paniquer, je sortis de la cabane...Je faillis tomber dans le vide. La cabane était accrochée en haut d’un gigantesque arbre. Tout autour de moi, des cabanes similaires étaient accrochées aux arbres, et reliées entre elles par des petits ponts de bois. La neige avait cessé de tomber et le paysage était comme figé dans la glace. Le soleil n’était pas encore levé. Je scrutai les cabanes environnantes sans apercevoir une forme de vie quelconque. Aucun bruit ne retentissait.
Soudain, j’entendis un léger bruissement derrière moi...Je me retournai brusquement. Devant moi, assise sur une branche, se trouvait une fée. Ses cheveux et sa peau avait la couleur de la neige, et ses lèvres étaient bleues. Ses ailes aux reflets argentés battaient doucement. Elle se fondait si bien avec le paysage que c’était normal que je ne l’aie pas remarquée. Son visage était souriant, et elle semblait amicale. C’est alors que je me rappelai les histoires des conteurs, sur les fées des neiges habitant dans les régions glaciales de Norvège batissant leures demeures sur les sommets des sapins. Les fées des neiges sont insensibles au froid et supportent très bien les climats froids contrairement à toutes les autres espèces.
-Bonjour! Est-ce que tu as bien dormi? -Je...Oui, merci beaucoup! -Mon compagnon t’as trouvé dans la forêt. C’est lui qui t’as ramené ici. Il ne pouvait pas te laisser, tu serais morte de froid! Je m’appelle Feollia, et toi? -Melodia Cuthalion. -Viens, tu as sûrement faim.
La fée m’entraîna dans une cabane voisine, et me fit asseoir à une table qui semblait faite de glace. J’étais transie de froid et des ronds de vapeur se formaient à ma respiration. Voyant que sa hôte grelotait de froid, la fée murmura des paroles magiques dans une langue qui m’était inconnue. La température de l’air augmenta subitement.
-Pourquoi donc t’es tu aventurée dans ces terres de glace qui te sont si inhospitalières?
Tout en mangeant une sorte de gâteau au goùt indéfinissable mais délicieux, je lui racontai mon histoire. Lorsque j’eus finis mon récit, le soleil était déja haut dans le ciel. Ses rayons qui se reflétaient dans la neige projetaient une vive lumière. Je m’aperçus alors que d’autres fées (des femmes et des hommes se trouvaient dans la pièce, et avaient écouté mon récit.
-Feollia, je crois qu’il est temps pour moi de continuer mon chemin, je ne voudrais pas abuser encore plus de votre hospitalité. Je n’oublierais jamais ce que le peuple des fées des neiges a fait pour moi. je vous en suis éternellement reconnaissante!
-Je sens en toi des grands pouvoirs, Melodia Cuthalion. Si tu saurais maitriser et utiliser ces pouvoirs, tu ferais un adversaire de taille. Je te conseille vivement de te rendre dans les forêts d’Auvergne, en France. C’est là-bas que réside Elfaën IV, le roi des Elfes, et la majorité de son peuple. Tu y trouveras sûrement ce que tu cherches. Si tu souhaites suivre ce conseil, dirige-toi vers le Sud de cette contrée. Lorsque tu atteindras la côte, tu trouveras un bâteau. Il te mènera directement jusqu’en France. Il ne me reste plus qu’à te souhaiter bonne chance.
Sur ces mots, je me retrouvais brusquement projetée en bas de l’arbre qui servait de demeure aux fées des neiges. Du haut du gigantesque sapin, Feollia m’adressa ces dernières paroles :
-Atra guliä un ilian tauthr ono un atra ono waíse skölir frá rauthr! Que la chance et la joie t’accompagnent et te protègent de la mauvaise fortune!
Sur ces dernières salutations, je me remis en marche, et quittaient ces terres étranges...
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